top of page

Lettres de soutien

Cette page rassemble progressivement les lettres, témoignages et soutiens adressés au projet Verte Fontaine et à ses résidences inclusives

autour du handicap, des vécus LGBTQIA+ et de la création artistique.

 Elles nous sont envoyées par de nombreuses personnalités du monde culturel, littéraire et artistique, de militant·es LGBTQIA+, de professionnel·les du handicap, d’associations actives contre toutes ces discriminations, cumulées ou isolées,

et d’habitant·es allié.e.s et/ou concerné.e.s, ou pas,

des lieux de résidences (Marseille, Barjols, ailleurs, partout). 

Premières lettres de soutien

(Cliquez sur les noms des signataires pour mieux les connaître et d'autant plus apprécier leur bienveillance vraie.) 

Rejoignez-les : vertefontaine@gmail.com

​​​​

​​​

5 juin 2026

La résidence d’auteur.e.s, et donc d’écriture, me semble être le meilleur catalyseur entre l’écrivain et son inspiration. Il permet un isolement idéal qui loin de nos quotidiens exigeants et souvent citadins renforcent le pouvoir de création.

N’est-ce pas en résidence à Rome que feu Hervé Guibert a écrit plusieurs de ses chefs-d'œuvre ?

J’ai la chance de connaître Gérard Goyet dans ses activités littéraires, de festivals et d’entreprise, tant à Barjols qu’à Marseille ou même à Liège.

Un lieu qu’il réserverait désormais aux auteur.e.s LGBTQIA+ offrira plénitude, fraternité et reconnaissance à toute notre communauté. Je ne peux que l’encourager vivement !

Stéphane Maton-Vann

Auteur

Organisateur du Prix International du Roman Gay

Galeriste (Studio 84 - Arts et Culture - Bruxelles)

2 juin 2026

Je soutiens avec enthousiasme, conviction et détermination le projet de résidences de Verte Fontaine. Il répond à une nécessité humaine et sociale dont l’urgence ne saurait être ignorée. À travers son action, Verte Fontaine contribue à combattre l’homophobie et à apporter un soutien précieux aux personnes gays confrontées au handicap, à la perte d’autonomie ou aux difficultés liées à l’âge. Car les personnes gays vieillissent, elles aussi, et peuvent avoir besoin d’accompagnement, de présence et de solidarité. Ce projet a également la beauté de faire de la littérature et de la création artistique des espaces de rencontre, de soutien et d’émancipation. Puisse Verte Fontaine poursuivre longtemps son chemin et faire rayonner pleinement cette initiative exemplaire.

Lionel Damei

Auteur et interprète

 

 

31 mai 2026

En tant qu'association de personnes trans non-binaires et en questionnement, Transat soutient le projet de résidence d'écriture Verte Fontaine, à destination des auteur.e.s LGBT en situation de handicap.

Dans un monde où le handicap est le premier critère de discrimination et où les personnes trans restent extrêmement stigmatisées, il semble essentiel de porter la parole des personnes trans en situation de handicap, qui sont doublement invisibilisées, et qui subissent un monde qui leur est doublement inadapté. 

Du fait de leur parcours souvent ponctués par le vécu de violence, les personnes trans sont très nombreuses à acquérir un handicap au cours de leur vie. Par ailleurs on estime qu'une personne trans sur 5 est par ailleurs concernée par l'autisme ou le TDAH. Les voix des personnes trans qui percent dans le milieu culturel sont encore aujourd'hui celles qui sont les plus conformes et les plus acceptables, au détriment de la voix de celleux qui n'ont pas une apparence binaire ou crédible, au détriment des fols, des schizos, des dépressifs, des asociaux, des estropiés, et de toustes celleux qui sont trop étranges pour le système, trop décalés pour susciter l'empathie, celleux qui sont juste handicapés sans être des modèles de résilience ou de réussite et pas assez bankables ou productifs. 

C'est pourquoi le projet de Gérard Goyet doit être soutenu pour permettre à toutes les personnes trans et handicapées qui n'ont pas les moyens d'avoir des espaces temps pour écrire, faute d'avoir même les moyens pour survivre et dont le récit n'est jamais entendu, et encore très rarement même formulé. Financer un tel espace répond à un besoin crucial de justice sociale et de reconnaissance d'une diversité qui est encore extrêmement marginalisée. 

C'est pourquoi l'association Transat accorde son plein soutien à ce projet.

Lee Ferrero

pour l'Association Transat

 

 

27 mai 2026

Quand j'ai rencontré Gérard Goyet, j'étais à peine un tout jeune artiste… il y a environ 50 ans.

D'année en année, j'étais fasciné par son éclectisme artistique, auteur, chanteur, organisateur d'événements… inventeur en poésie… le tout avec une gentillesse et une humilité peu commune aux créateurs de sa prolificité.

Gérard m'a ouvert à un monde. Il a largement fait partie des influences qui ont tracés mon propre chemin artistique. J'ai ensuite réalisé une quarantaine de créations, dans le monde entier, accompagnées d'accueil du public en cabaret et en repas festifs. Et aujourd'hui je me rends compte, quand je regarde toutes ces photos, à quel point je lui dois.

Apprendre que Gérard était pris dans les griffes de Parkinson m'a énormément attristé.

Que ça lui ait donné l'idée de créer un lieu de résidences d’écriture dédiées aux personnes LGBTQIA+ en situation de handicap, m'a immédiatement redonné le sourire.

Gérard rebondit une fois de plus. Sa vie est création.

Merci pour tout, Gérard.

J'espère que mon petit témoignage contribuera à cette nouvelle création.

Philippe Car

Directeur artistique de l'Agence de Voyages Imaginaires

http://www.voyagesimaginaires.fr/cerises-sur-le-gateau/le-livre/

24 mai 2026​

Gérard, bien sur je suis partant pour t'aider, et je trouve ton projet fantastique. Mais je ne me sens pas légitime, n'étant ni auteur, ni artiste... Je ne sais comment présenter mon soutien....

Hugues Demeusy

Sida Mémoires vives 

21 mai 2026

Je soutiens cette initiative qui permettra à des écrivains de travailler dans de bonnes conditions.
Charles-Henri Lestelle
Ecrivain.

Prix littéraire de la ville d’Hossegor 1986 pour « Malamour » (Mercure de France).
Animateur du Club de lecture de Grey Pride.

 

20 mai 2026

Depuis que j’ai goûté aux résidences d’écriture, il m’est difficile de m’en passer. Je puise dans ces moments hors du temps une incroyable force de concentration qui me fait parfois défaut lorsque je suis chez moi. Ces moments permettent au cerveau de déconnecter des obligations du quotidien : il n’y a plus de place que pour la création.

Porteur d’un handicap invisible, je trouve dans les résidences d’écriture un espace de tranquillité mentale et intellectuelle qui favorise l’inspiration et le travail, cela dans les meilleures conditions possible.

De par leur présence au cœur d’un territoire, les résidences créent un lien entre la population et l’art grâce à la présence d’une autrice ou d’un auteur et aux rencontres qui peuvent avoir lieu (en bibliothèque, en librairie ou en tout autre lieu). C’est un dialogue qui s’établit et dont tout le monde sort enrichi.

Je ne peux donc qu’encourager cette création de résidences par Verte Fontaine, et il n’est pas dit que je ne poserai pas ma candidature si ces résidences devaient se concrétiser, ce que je souhaite, non seulement pour moi, mais pour toutes les personnes que le handicap, quel qu’il soit, pénalise.

Sébastien Monod

Romancier, essayiste et biographe, Prix du Roman Gay pour sa biographie sur Montgomery Clift (2019) et prix d’honneur du roman gay pour l’ensemble de son œuvre (2015)

19 mai 2026

Je souhaite exprimer mon soutien plein et entier au projet porté par l’association Verte Fontaine qui proposera en 2026, à Barjols et à Marseille, des résidences d’écriture accessibles, multigénérationnelles et inclusives, dédiées aux auteur·e·s LGBTQIA+ en situation de handicap.
Je souligne particulièrement la qualité et l’ambition de ce projet, qui combine :
- un engagement fort pour l’accessibilité matérielle et culturelle ;
- une approche intersectionnelle reconnaissant les identités LGBTQIA+ et les réalités du handicap ;
- un ancrage local favorisant la participation des publics du territoire sud.
Ces résidences répondent à un besoin urgent de soutenir des voix littéraires souvent marginalisées, de lutter contre le validisme et d’ouvrir des espaces sécurisés et créatifs.

Par ce message, je souhaite vivement contribuer à la réussite et la pérennité de cette initiative.

Gilbert Ceccaldi

Coordonnateur du projet Rezo Pro SpeC

Ancien conseiller culturel pour le service de l’action culturelle de la ville de Marseille

Auteur du blog : https://www.une-histoire-de-la-culture-a-marseille.fr/ 

19 mai 2026

Cette initiative de résidence d’écritures aux personnes LGBTQIA+ en situation de handicap est un projet qui me touche et que je soutiens avec grand plaisir.
Les plus fragiles sont trop souvent ceux qui n’ont pas la parole. Ecrivons , écrivons… les mots guérissent et permettent de changer le monde !
Francis Carrier
Fondateur des Caramels Fous (suite de Choeur Accord)
Volontaire de AIDES et co-fondateur de ARC EN CIEL
Fondateur de Envol Insertion
Fondateur de GreyPRIDE
Membre du Centre d’éthique clinique de Cochin
Membre de VIF (Vieux Inégaux et Fragile)
Co-fondateur du Conseil National auto-proclamé de la Vieillesse (Le CNaV)
Fondateur de Télé Vioc (La télé qui réveille les vieux)
Pigiste dans VIEUX
Auteur de « Vieillir comme je suis «  Editions rue de Seine

18 mai 2026

J’ai connu intimement James, qui m’a ravi l’amour de ma vie après 30 ans de lutte quotidienne et de création.

Verte Fontaine est ce souffle d’air enchanteur et nécessaire pour procurer un répit, un élan, la force de continuer, de créer et...  de rire.

Mercedes Deambrosis

Écrivaine, nouvelliste et romancière

Prix du Printemps du Roman

17 mai 2026

Je vous envoie tous mes encouragements et mes félicitations pour votre projet audacieux.

Philippe Joanny

Auteur 

Prix du roman gay 2019

16 mai 2026

Pour avoir accompagné dans l’écriture, dans le cadre d’ateliers collectifs ou de soutiens personnels, plusieurs écrivants en situation de handicap, et notamment des personnes atteintes de la maladie de Parkinson, j’ai pu être témoin tout à la fois de la nécessité absolue d’écrire, de livrer, de transmettre, de partager pour des personnes atteintes dans leur chair par ces questions de la relation à autrui… et des limites imposées quotidiennement par le handicap. Au-delà de ces limites physiques ou psychologiques, j’ai pu entendre (et combattre) tout le découragement que peut engendrer la maladie chez une personne inscrite dans une démarche artistique. Créer implique toujours la question du sens ; le handicap ne fait qu’aiguiser cette problématique, et le doute qui s’installe parfois chez les malades entraîne des conséquences dramatiques.

Résidant sur un territoire rural, je suis également souvent témoin de l’isolement de certains publics, du fait de leur handicap, mais également de leur orientation sexuelle ou de leur avancée en âge. Cette solitude est tout aussi dramatique pour certains êtres. S’il n’est pas spécifiquement dirigé vers ces publics vivant en ruralité, le projet de résidences d’écriture de Verte Fontaine me semble encore plus nécessaire, voire urgent, si je considère cet aspect en plus de ceux du rejet homophobe, du validisme et de l’âgisme.

Pour toutes ces raisons, je soutiens sans aucune hésitation ce très beau projet, dont la portée fait entièrement sens en moi.

Laurent Kiefer

Animateur culturel, formateur en art dramatique, comédien, dramaturge, romancier, lecteur public.

Coup de cœur du Prix du Roman Gay 2025

15 mai 2026

Je soutiens cette excellente initiative.

Jean-Charles Pavia

Directeur de Musée

​​

13 mai 2026

Recevez le soutien de l'association Handi-Social quant à votre projet, celui de l'association Verte Fontaine pour des résidences d'auteurs LGBT, handicapéEs et âgéEs. Nous trouvons particulièrement pertinent la prise en compte du croisement des systèmes d'oppression et de domination que sont les LGBTphobies, le validisme et l'âgisme.

En effet, si ces différentes catégories de populations prises isolément subissent déjà des discriminations majeures documentées par le Défenseur des droits, le croisement, c'est-à-dire le cumul entre ces différentes discriminations crée une forme différente et aggravée de discrimination. En outre, sans prises en compte des besoins des personnes en lien avec les situations de handicap créées par des environnements inadaptés, on peut parler d'entrave à participation. D'où l'importance de proposer des lieux accessibles et adaptés avec tout l'accompagnement humain et technique nécessaire.

Odile Maurin

Présidente d'HANDI-SOCIAL (association de défense des droits des personnes malades et/ou handicapées – lutte contre le validisme)

Association membre du CIAH31 (Collectif InterAssociatif Handicaps du 31)

et de la CHA Coordination Handicap et Autonomie.

Partenaire de Galaxie Mobilité Réduite

Membre de ENIL, European Natwork on Independent Living

Soutenir en adhérant à Handi-Social

13 mai 2026

Je soutiens avec force et conviction et enthousiasme le projet de résidences de Verte Fontaine qui répond à une vraie urgence, à une nécessité.

Son existence signifie lutter plus que jamais contre l'homophobie, et pour soutenir les gays que l'invalidité menace ou qui sont déjà emprisonnés dans un ralentissement des déplacements. 

Et les gays vieillissent aussi. Et ont donc besoin de soutien.

Verte Fontaine signifie que la lutte, l'aide, peuvent se faire à travers les arts littéraires.

Longue vie donc à ce projet de résidences de Verte Fontaine !

Daniel Arsand

Prix Femina

Chevalier des Arts et des Lettres

Auteur - Éditeur

Prix du Roman Gay 2016

12 mai 2026

Je suis autrice — 1 roman en concours 2 autres en AE (auto édition), une voix quelque part entre Artaud, Levé, Rimbaud et la boue fertile.

Je suis accessoirement un mouvement du rouage, aide-soignante en EHPAD. Ces deux existences ne se contredisent pas. Elles se nourrissent, parfois durement.

J'ai eu la chance d'être accueillie en résidence littéraire chez Gérard Goyet, président de l'association Verte Fontaine.

Cette expérience m'a montré ce que peut être un espace de création lorsqu'il est pensé avec générosité, sans hiérarchie entre les corps et les voix.

Je connais bien, trop bien, Parkinson. Pas depuis un manuel, pas depuis une conférence. Depuis les mains que je tiens, les corps que j'accompagne, les orgueils que cette maladie oblige à déposer. Parkinson ne s'installe pas : il s'impose. Il réorganise l'intimité, le rapport au temps, la possibilité même de tenir un stylo. C'est un mal de celui qui réduit et qui demande à l'entourage, à la société, une réponse à la hauteur.

Or la société a déjà du mal à accueillir le handicap. Elle a encore plus de mal quand ce handicap s'accompagne d'une différence d'identité ou d'orientation. 

Les artistes LGBTQIA+ en situation de handicap n'ont aujourd'hui quasiment aucune place dans les dispositifs de résidence existants. Personne ne les raconte. Personne n'organise les conditions pour qu'ils puissent continuer à créer.

Nous rêvions d'un vingtième siècle en lumière, d'un vingt-et-unième plus rayonnant encore. Ce que nous vivons ressemble davantage à un Moyen Âge de service, la malveillance envers les minorités ne recule pas, elle s'organise, elle se légitimise, elle trouve des tribunes et des élections. 

Pour toutes celles et ceux qui revendiquent leur part d'humanité, simplement ça, juste ça, il devient nécessaire, vital et  tout ce qu'on peut y mettre, de construire des refuges qui soient aussi des foyers de résistance. 

Les petites flammes nourrissent les grands brasiers.

Ce que construit Verte Fontaine à Barjols et Marseille est une première en France. Non pas un geste symbolique, mais une infrastructure réelle : un espace de vie, de rencontre, de transmission, accessible et inclusif. Un endroit où un(e) aut-eur-rice trans ou toute autre personne  lgbtqia+ avec Parkinson, ou un handicap, visible ou invisible,  peut écrire sans avoir à justifier son existence avant d'ouvrir son carnet.

C'est pourquoi ce projet mérite d'exister, d'être soutenu, d'être vu, par les institutions, par les pouvoirs publics, par toutes celles et ceux qui croient que la littérature, la culture et la création dans tout son ensemble, n'a pas de corps autorisé.

Je soutiens ce projet sans réserve et avec rage.

Lyvie Lionateli

Autrice  trans et suicidaire — Aide-soignante en EHPAD France
Son livre en partie écrit en résidence est disponible sur Amazon :  "JE RESTE"   disponible aussi sur Fnac : "JE RESTE"

12 mai 2026

Une résidence d'écriture, c'est quoi au fond ? C'est donner à quelqu'un le droit de ne pas se battre pendant quelques semaines contre les obstacles du quotidien. C'est lui dire : là, tu existes. Là, ta parole compte. Pour des personnes LGBT+ qui vivent avec un handicap, cet espace-là, ce n'est pas un luxe. C'est une nécessité. C'est même, si vous me permettez le grand mot, un acte de justice. Et puis, soyons clairs; l'accessibilité dans la culture, c'est un chantier qui avance trop lentement. Les lieux ne sont pas adaptés, les financements ne suivent pas, les regards condescendants sont encore trop nombreux. Ce projet prend tout ça à bras le corps. Il dit : on va créer les conditions. On ne va pas attendre que le monde soit parfait pour permettre à ces voix d'exister. J'en parle souvent avec des amis du show biz, Valérie Lemercier ou encore Patrick Timsit avec qui on a ri et réfléchi ensemble de tout ça, je me souviens qu'on s'est dit que la culture, ça ne devrait jamais être réservée à ceux qui ont déjà tout. Ça ne devrait jamais être un privilège de plus.

J'apporte donc mon soutien entier, sans réserve et avec beaucoup d'affection, à ce beau projet. Je souhaite aux porteuses et porteurs de cette initiative tout le courage et toute la reconnaissance qu'ils méritent. Et aux personnes qui pourront bénéficier de ces résidences, je veux dire ceci, depuis mon Marseille qui vous embrasse fort : votre voix, on l'attend. On en a besoin.

Roland Escobar

Militant contre l'homophobie 

Aidant en première ligne

Ami des stars

12 mai 2026

Quelle formidable initiative que ce projet de résidence d'écriture Verte Fontaine pour les auteur·es LGBTQIA+ en situation de handicap! Je le soutiens avec enthousiasme. Il saura répondre à ces urgences que sont encore de nos jours, et sans doute pour longtemps hélas, la lutte contre l'homophobie, le validisme ou encore l’âgisme, à travers les arts littéraires. Les arts que sont notamment ces romans - qu'ils aient été ou non récompensés par le Prix du Roman Gay que tu as créé et organisé de main de maître pendant tant d'années, mes propres romans qui dénoncent  l'homophobie qui encore sévit sous nos latitudes et plus fort encore en d'autres lieux du monde. Bravo pour ce projet qui, je l'espère, recueillera beaucoup de soutien et d'encouragements!

Dominique Faure

Écrivain

Narratrice

Prix du Roman Gay : «Frédéric - Instants de grâce» (catégorie Romance) en 2022 et «Frédéric - Un amour infini» (Prix Spécial du Jury) en 2025

 

 

11 mai 2026

Je me joins à tous les signataires pour soutenir avec force ce projet de résidences d'écriture réservées aux personnes LGBT doublement stigmatisées en raison de leur handicap.  Le projet ou plutôt sa réalisation m'apparaît cruciale quand on connaît la force  thérapeutique de l'écrit, bien que le terme me gêne quelque peu et que je lui préfère celui de  "régénératrice".   

J'aimerais m'arrêter sur le mot "tremblement" qui mène par voie directe au patronyme " Parkinson ".  Pour avoir eu la chance de rencontrer Gérard Goyet dont on connaît la créativité à large spectre et la puissance de rebond,  je sais qu'il saisira et le mot et la chose au col pour leur faire rendre ce que l'une et l'autre ont dans le ventre comme  je sais qu'il s'enrichira d'un mal qui prétend le dépouiller. 

Gérard ne sera jamais un homme qui tremble.   

J'en profite pour lui exprimer ici, et inconditionnellement, ma solidarité.

Ce projet doit s'incarner.

Le contraire relèverait du scandale.  

Liliane Guisset

Autrice

10 mai 2026

Je soutiens avec enthousiasme le projet de résidences d’écriture porté par l’association Verte Fontaine, qui répond à une urgence humaine, artistique et sociale.
Porté par Gérard Goyet, figure engagée du monde culturel et littéraire, fondateur du précieux et unique Prix du Roman Gay et créateur depuis des décennies d’espaces de création et de rencontre, ce projet s’inscrit dans un parcours rare de générosité. 
Ce projet de résidence conjugue aussi bien par ce parcours que par son expérience personnelle, en tant qu’homme gay vivant avec la maladie de Parkinson.
Dans un contexte où les personnes LGBTQIA+ en situation de handicap, visibles ou invisibles, restent trop souvent isolées ou invisibilisées, cette initiative crée un espace rare de confiance, de protection, de liberté et de création. Elle permet à chacun·e de pouvoir écrire, partager et créer dans un environnement bienveillant, joyeux et paisible.
Le travail mené depuis des décennies par Verte Fontaine témoigne d’un engagement culturel fort et une attention toute particulière aux conditions de création et d’écriture.
Ces résidences représentent non seulement une réponse concrète aux discriminations liées à l’homophobie, au validisme et à l’âgisme, mais des opportunités généreuses de faire communauté et de trouver le temps et l’espace pour écrire.
Étant moi-même écrivain, et ayant pu bénéficier du temps et de l’espace que permettent les résidences, je sais à quel point elles sont utiles à l’élaboration d’une écriture, un travail long, parfois laborieux, et qui nécessite patience et bienveillance. Je sais, aussi, à quel point les résidences sont rarement adaptées à celles et ceux qui auraient besoin d’accompagnements différents. 
Penser des dispositifs qui permettent de sortir de l’isolement de la précarité pour souffler, se rencontrer, écrire seul ou ensemble, est plus que jamais nécessaire, voire urgent.
Je souhaite vivement que ce projet puisse recevoir le soutien institutionnel et financier qu’il mérite.
Avec tout mon soutien et mon estime,

Karim Kattan

Écrivain

Prix international de la Prose Rotary – PEN Club 2024, Prix littéraire du 2e roman de Laval 2024, Prix La Cagnotte 2024, Prix Jesus Paradis 2025, le Prix Valery-Larbaud 2025, le Prix du Roman Gay - Prix Gérard Goyet 2025 et le Prix Hors Concours 2025. Deuxième sélection du prix Renaudot 2024, Prix de l'IMA et finaliste du Prix de la littérature arabe, Grand Prix du roman métis 2025, Sélection du Prix Littéraire Multitude 2025, Prix des Cinq continents de la francophonie​

​10 mai 2026

Je trouve cette initiative très bienvenue en ces temps d'intolérance généralisée. Je connais les difficultés des personnes handicapées et le regard porté sur ceux dont le handicap n'est pas assez visible aux yeux des autres pour qu'ils témoignent, au moins, de l'indulgence face à la lenteur, aux tremblements etc...Les personnes LGBT atteintes de maladies neurologiques sont l'objet d'une intolérance encore plus importante. Leur ouvrir un lieu d'expression me paraît être une formidable initiative. J'ai moi même dirigé des ateliers d'écriture en Université et j'ai pu voir les bénéfices de l'écriture sur les souffrances tues du passé ou du présent. Bravo pour cette initiative qui, j'espère, pourra se multiplier dans d'autres régions.

Geneviève Recors 

Autrice

6 mai 2026

Je soutiens avec enthousiasme le projet de résidences d’écriture porté par l’Association Verte Fontaine, qui propose la création d’un espace sûr, encore trop rare et pourtant urgent. En tant que personnes LGBTQIA+, et plus encore en situation de handicap, nous restons largement exclu·e·s des dispositifs culturels, nos voix souvent étouffées, nos perspectives maintenues dans une relative invisibilité. Il est temps que nous ne soyons plus relégué·e·s aux marges, mais pleinement au centre des récits et des espaces de création.

Nuril Basri

Écrivain et artiste

Prix du roman gay étranger pour Le rat d’égout  (Perspective Cavalière, trad. Étienne Gomez)

5 mai 2026​

À une époque où la diversité des regards est essentielle pour comprendre les êtres humains et leur manière d’habiter le monde, soutenir les minorités sociales confrontées à des difficultés physiques ou psychologiques relève tout simplement de notre devoir humain et de notre dignité morale : défendre les droits de celles et ceux à qui la société inflige parfois une double peine : parce qu’ils n’aiment pas la personne du « bon » sexe, ou parce qu’ils renvoient à une altérité qui gêne certaines et certains. Une résidence d’écriture comme celle proposée par l’association Verte Fontaine offrirait l’occasion de porter un regard éclairé et nuancé sur notre manière d’entrer en relation avec l’Autre, mais aussi de réfléchir à la façon dont nous pourrions mieux soutenir celles et ceux qui ont besoin de notre soutien. 

Sergueï Shikalov

Écrivain aux Editions SEUIL

Prix du Roman Gay 2024, Prix André Malraux 2024

​​

5 mai 2026

Je sais par expérience que les lieux dédiés aux expressions de la créativité et de la recherche ouvrent des espaces et des temps d’immersion précieux pour accueillir nos fragilités et nos forces, nos inspirations et nos fulgurances : autant de modalités nécessaires pour permettre de dérouler librement sa pensée et mettre en action les processus d’écritures singuliers qui nous animent les uns et les autres.

La dynamique d’inclusion des personnes LGBTQIA+ avec un handicap, visible ou invisible, doit aussi permettre l’émergence d’écrivains, d’auteurs et d’autrices, de chercheurs et chercheuses poètes et poétesses, dans la vie publique, et de travailler ensemble, dans tous les secteurs de la société.

En tant que chorégraphe, réalisateur, directeur artistique de La ZOUZE compagnie Christophe Haleb, et directeur du Laboratoire de recherche et de création Dans Les Parages situé à Marseille, je vous fais part de mon soutien  le plus enthousiaste pour le projet de résidence de Verte Fontaine. Un projet unique en France qui répond à une vraie urgence.

Je souhaite que ce formidable projet rencontre un écho des plus favorables auprès des institutions, des gens concernés et des associations, fondations et autres partenariats espérés.

Christophe Haleb 

Chorégraphe, réalisateur et directeur artistique

LA ZOUZE - cie Christophe Haleb

La Zouze TV / Réalisateur 

5 mai 2026

Je soutiens avec enthousiasme le projet de résidence de Verte Fontaine qui répond à une vraie urgence. Cette résidence permettra à travers les arts littéraires de lutter contre toutes les formes d’homophobie, de validisme et d’âgisme. Les personnes LGBT en situation de handicap visibles ou non ont droit à des structures qui leur permettraient de continuer ou d’aborder un travail littéraire qui, on le sait, apporte beaucoup dans la guérison et le bien-être.

Olivier Charneux

Écrivain

Écrivain, auteur d’une dizaine de romans et récits publiés au Seuil, Stock, Grasset, Robert Laffont. Lauréat du prix de l’Académie de l’Académie Française pour Le glorieux et le Maudit Jean Cocteau -Jean Desbordes (Seuil, 2023), prix d’honneur du roman gay pour l’ensemble de son œuvre en 2023, lauréat du prix du roman gay en 2014 pour Tant que je serai en vie (Grasset,2014)

5 mai 2026

Je soutiens avec émotion et un vif intérêt le projet de résidence de Verte Fontaine qui répondrait alors à une vraie urgence, culturelle bien évidemment tant par son opiniâtreté - Verte Fontaine à tant œuvré pour la culture plurielle, inclusive, novatrice - mais aussi à une urgence d’action immédiate contre l’homophobie, le validisme, l’âgisme, bref le délaissement dans lequel sont trop souvent relégués certaines catégories de nos concitoyens.

Jacques Fortin

Écrivain

Militant historique des droits LGBT+

​5 mai 2026

Bravo pour cette magnifique initiative!

Gabriel Cholette

Écrivain

Prix du Roman Gay (Découverte) 2023  ,Prix de la nouvelle Radio-Canada 

4 mai 2026

C'est une démarche magnifique et nécessaire que celle que défend aujourd’hui Gérard Goyet avec ce projet de résidences d'écriture. Bâtisseur de ponts pour la culture LGBTQIA+ depuis des décennies, il s'attaque ici à des angles morts essentiels : le handicap et le vieillissement au sein de la communauté.

En tant qu’écrivain, je tiens à apporter mon soutien le plus entier à cette initiative portée par l'association Verte Fontaine. La création d’espaces dédiés aux auteurs en situation de handicap, avec une attention spécifique pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, constitue une avancée sensible dans le paysage culturel français. Ce projet offre des lieux de création protégés à celles et ceux qui se trouvent à l’intersection de l'invisibilisation et de la précarité.

À travers cette initiative, Verte Fontaine mène un combat indispensable contre l’homophobie, le validisme et l’âgisme. Elle assure la transmission des récits et garantit aux générations futures que la création reste possible, quels que soient l'état de santé ou l'âge. Ce projet ne concerne pas seulement les aînés d'aujourd'hui : il s'adresse à la jeunesse actuelle, car nous sommes tous appelés à vieillir un jour. Anticiper l'existence de tels lieux est un message d'espoir fondamental pour l'avenir.

Le parcours exemplaire de Gérard Goyet — notamment son engagement durant treize années à la tête du Prix du Roman Gay — est le gage de la rigueur et de la portée de ce projet. C’est une initiative qui apporte de la lumière là où le silence et l’isolement prévalaient trop souvent.

Ce projet mérite l'appui des institutions pour briser l'isolement et permettre à ces voix singulières de continuer à exister.

Arthur Cahn

Écrivain - Réalisateur

Prix du Roman Gay 2018 et 2025, Prix Littéraire des Etudiants de Sciences Po

 

3 mai 2026

Gérard Goyet (Verte Fontaine) est un formidable créateur. C’est un ami de longue date dont j’ai éprouvé la gentillesse, l’érudition, l’imagination, la capacité d’adaptation à de petits espaces comme à de grandes salles, de mettre en contact les gens, son ouverture, la capacité de donner à chacun ses chances et de leur donner des occasions d’exprimer leurs talents. Il aime les autres et leur fait confiance.

Aujourd’hui comme toujours, malgré sa maladie, il est attentif aux autres et reste toujours prêt à sa dépenser pour eux.

Je l’ai vu à l’œuvre à double titre, en direction de milieu homosexuel, où il nous a enchanté lors des Universités d’été homosexuelles avec des festivals, de grands spectacles (comme un magnifique feu d’artifice en pleine mer, un grand gala organisé au théâtre du Merlan avec de prestigieux artistes) et de très nombreuses fêtes et soirées plus intimes, lorsqu’il donnait place à tant d’artistes prometteurs (chant, théâtre, humour, acrobaties...) ses talents sont infinis et ils pouvaient s’exprimer encore mieux au milieu de l’affection qu’il diffusait et celle qu’il recevait.

Toujours en direction du milieu homosexuel, il a créé le Prix du roman gay qui peu à peu est devenu une fabuleuse occasion de créer des liens, de donner confiance à de jeunes talents, de prendre peu à peu du poids en direction des maisons d’éditions.

Au-delà du milieu homosexuel, il a enchanté bien des publics et donné à connaitre de nombreux artistes, dans des lieux reconnus comme les théâtres Toursky, Merlan, Moulin, Escoutille, Minoterie, Mazenod ou Bompard ou dans de nombreux lieux improbables, où les spectacles et l’humour ont pris place et fait vivre pour un temps divers quartiers de la ville de Marseille. La place Thiars a été exemplaire à ce titre, à un moment où ce quartier tardait à retrouver sa place après la destruction du parking aérien d’Estienne d’Orves, il a été un pionnier de la résurrection de ce quartier.

Tant et tant d’artistes ont pu s’exprimer librement grâce à lui dans l’improvisation, il était le l’ordonnateur discret celui qui trouvait les thèmes et les lieux et leur donnait les instruments nécessaires à l’expression de leurs talents. L’Horodateur, le (B)érêt Volatile, le Chocolat Théâtre et tant d’autres moments sont restés longtemps dans les mémoires comme une mythologie, de nostalgies, de regrets de n’avoir pas assez profité de ces formidables soirées improvisées et si bien réglées. Les journalistes ont su admirablement parler de ces instants de féerie.

Le Chocolat Théâtre qu’il a lancé a permis la venue de grands acteurs et futurs acteurs du café-théâtre à une époque de disette en ce domaine à Marseille. Et il aura une postérité en d’autres mains sur le Cours Julien.

Il exercera ses talents dans d’autres villes, à Liège en Belgique en particulier, comme en des territoires ruraux, comme à Barjols dans la Var, où il sera fort bien accueilli.

Gérard Goyet à travers son asso Verte Fontaine, est un exemple rare de tant de talents concentrés en une personne, de stimulateur d’énergies et de créateurs de grandes choses avec de trop petits moyens. 

Christian de Leusse

Mémoires des Sexualités

Militant historique des droits LGBT+

Mars 2025

Dans un monde qui se fragmente et s'assombrit, où le silence semble parfois la seule réponse aux assauts de la chair, il est des projets qui agissent comme des phares. La résidence d'écriture que je soutiens aujourd'hui n'est pas une simple escale ; c'est un territoire de reconquête grâce à l'écriture et malgré les freins qu'imposent les différences.

Car que nous dit la maladie de Parkinson ? Elle nous parle d'un corps qui se dérobe. Mais que nous dit l'écriture ? Elle nous crie la permanence de l'être. Réunir en un même lieu l'identité LGBTQIA+ et l'épreuve de la maladie de Parkinson (qui me  torture depuis des années) c'est refuser la double relégation. C'est affirmer que l'homme, debout dans sa parole même quand son geste vacille, demeure le maître de sa destinée.

Ayerdhal, mon grand-frère en science-fiction, a reçu le Prix du roman gay il y a quelques années et il n'était pas gay. Son roman primé disait le courage des LGBT. C'est dire que Verte Fontaine organisatrice du prix ne veut pas enfermer mais plutôt ouvrir. 

Nous ne pouvons rester les bras croisés devant l'effacement de ces voix singulières. Il y a là une exigence de justice, une exigence de culture, une exigence de liberté intérieure. Soutenir cette résidence, c'est choisir l'audace contre la résignation. C'est offrir à ces écrivains le droit de transformer leur tourmente en une œuvre universelle.

Je vous appelle à rejoindre ce combat pour la lumière. Car c'est au cœur de la fragilité que se forge, parfois, la plus indomptable des forces.

"Le tremblement n'est pas la chute, il est la vibration de la corde avant l'envol du vers."

Pierre B.

13 Juin 2023

On m'a dit un jour que la vie, c'est comme une chanson : il y a des silences, des accélérations, et parfois des instruments qui se dérèglent un peu. Mais est-ce une raison pour s'arrêter de créer ? Bien au contraire !

Je vous écris pour soutenir un projet (à peine éclos dans la tête pleine de Gérard Goyet que je connais depuis très longtemps - en 92 grâce à Olivier Drouault et à "Hello Dolly" que j'interprétais au Châtelet  - "Dolly", le surnom que se donne Gérard quand il joue, avec succès, à marier les gens) qui me fait vibrer le cœur : une résidence d'écriture pour mes amis de la communauté LGBTQIA+ qui, comme moi, dansent chaque jour un tango imprévu avec la maladie.

Ce que nous voulons (oui je me sens concernée) n'est pas qu'on nous plaigne, c'est qu'on nous laisse la scène ! Cette résidence résilience, c'est une invitation à partager nos amours, nos combats, et nos rires. C'est offrir un refuge où la main peut trembler sur le papier sans que personne n'y trouve rien à redire, car ce qui compte, c'est le texte, c'est l'émotion, c'est ce qui reste quand le rideau tombe. Créer c'est vivre vraiment pour vivre vraiment.

Soutenir ce projet, c'est choisir la vie, la couleur et la solidarité. C'est dire à tous celles ceux que la maladie isole : "Tu n'es pas seule, viens écrire ta légende avec nous."

Avec toute ma tendresse et l'énergie qui me garde,

Nicole C.

 

ChatGPT Image 29 mai 2026, 14_50_35.png
bottom of page