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Refuge et création :
Résidences d’écriture inclusives à donf
à Marseille et Barjols.

       

       Les conditions matérielles de la création pèsent désormais autant que l’inspiration elle-même. Les résidences d’écrivains, soutenues par des collectivités territoriales ou des structures culturelles, répondent précisément à cette réalité. Elles offrent un cadre, du temps et un espace dédié, sans exiger une œuvre immédiatement finalisée.

     L’écrivaine Maylis de Kerangal rappelait que  « l’espace où l’on écrit agit sur la phrase elle-même ».Cette circulation des auteurs transforme aussi la ville elle-même. Les textes produits en résidence deviennent parfois des archives sensibles du territoire. Ils racontent les cafés, les rues secondaires, les habitudes locales. Une littérature de l’attention, souvent plus discrète, mais profondément ancrée.

     L'association Verte Fontaine propose donc d'organiser, gérer et animer à Marseille ou à Barjols/Pontevès (France) des résidences d'écriture, ouvertes, spécifiquement aux auteur.e.s LGBTQIA+ en situation de handicap (plus particulièrement la maladie de Parkinson, pour laquelle, pour l'instant, il n'existe aucune initiative), ayant publié au moins un livre même à compte d'auteur,  ou ayant été sélectionné.e.s ou récipiendaires dans le cadre du Prix International du Roman Gay (créé et organisé par l'association Verte Fontaine depuis 2013).

   Ces résidences (louées par l'association, prêtées ou en cohabitation avec les propriétaires mécènes) proposeront dès février 2026 un environnement plus inclusif et plus favorable, accueillant dans de belles maisons de campagne situées en pleine nature sur les collines de Barjols dans le Var - France ou dans des appartements, lofts ou autres lieux de vie, au Centre-Ville à Marseille dans les Bouches du Rhône - France,  durant quinze jours ou un mois chacun.e, les auteurs et autrices subissant simultanément homophobie et validisme. Voyages payés, logés, nourris, blanchis, accompagné.e.s si besoin par leurs proches aidants, elles/ils pourront ainsi vivre dans un environnement favorable où, tout en créant, elles-ils se sentiront soutenu.e.s. par les volontaires qui les assisteront et par l'ambiance, la qualité de ce séjour créatif. 

      L'originalité de la démarche tient beaucoup à ce que l'association Verte Fontaine y est impliquée à plus d'un titre,

1. Impliquée dans des actions individuelles ou collectives visant à améliorer les conditions de vie des minorités sexuelles et de genre, notamment celles qui relèvent de l'homosexualité masculine, du lesbianisme, de la bisexualité, de la transidentité, de l'intersexuation, de la non-binarité, et de toute autre identité queer de façon générale.

 2. Impliquée par les soutiens à apporter aux personnes LGBTQIA+ en situation de handicap, subissant une double discrimination.

 3. Impliquée dans le soutien à la vie littéraire avec la création d'une Maison d'Edition indépendante ("Les Editions du Frigo") et l’organisation d'un Prix littéraire aujourd'hui reconnu : "le Prix International Du Roman Gay"

 

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   Verte Fontaine est une Association 1901 née à Marseille en novembre 1980, éponyme du Groupe Pink-Jazz.

   Ce projet, lui, semblait couler de source. 

   Forte d'une vraie expérience dans les domaines concernés, ce projet est doublé par une autre demande vers d'autres organismes, le Festival de l'Absurde 4ème édition, prévu début mars 2026 à Marseille.     Preuve qu'il y aura bien sûr beaucoup de gaieté, cette force pacifique, dans ce projet. 

   Cette initiative, de part sa spécificité et son approche inclusive, vise une cinquantaine de bénéficiaires directs (les auteur.e.s et leurs aidant.e.s) et des milliers d'observateurs, public et partenaires volontaires.

    Concernant notre insistance par rapport à un handicap particulier, nous serions, en France, 7000 LGBTQIA, jeunes et moins jeunes, vivant avec cette pas très connue maladie de Parkinson, "James" pour les intimes, notre si proche ennemi.

     Une récente analyse des ressources disponibles ne révèle pas l'existence de groupes de soutien ou d'initiatives spécifiquement dédiés aux personnes LGBTQIA+ atteintes de la maladie de Parkinson en France. Cependant, des exemples d'initiatives similaires existent dans d'autres pays (Royaume-Uni, Etats-Unis) Ces exemples suggèrent une reconnaissance du besoin de soutien spécifique pour cette communauté, mais indiquent une possible lacune dans le contexte français.

​     10 000 personnes concernées directement, avec nos aidant.e.s. héroïques.

    Mais, pour sur, tous les types de handicap sont pris en compte dans ce projet.

   Outre les calmes périodes solitaires d'écriture, les "résident.e.s" seront accueilli.e.s dans des librairie, centres socio-culturels et écoles, pour des signatures ou des entretiens. Aussi dans différents lieux de rencontres et de création, galeries, cinémas, théâtres... favorisant les contacts avec de nombreux autres artistes ou public, a priori non concerné par le handicap et l'homosexualité, parfois même remplis de préjugés.

     Beaucoup de monde concerné, touché.

 

   Moyens matériels : Location de matériels, approvisionnement des produits nécessaires à la distribution des repas journaliers et des réceptions, achats des billets de transport des écrivains invités, certains venant de pays lointains. Location de voitures, de matériel de sonorisation... Frais de nettoyage...

   Moyens humains : Une vingtaine de bénévoles, aidants, infirmiers, lecteurs, auteurs, se succéderont pour recevoir le mieux possible les résidents (six ou sept par an, si possible plus). Ils organiseront aussi pendant le séjour du résident des colloques, des signatures en librairie, des conférences... Seront aussi sollicités et présents les bénévoles des associations partenaires, celles qui agissent pour les personnes handicapées et celles qui agissent  pour le public LGBT, toutes les organisations, Centres LGBTQIA+, amicales, compagnies, spécialisées autour de ces thèmes...

  Ce projet fait partie de cette évolution culturelle qui mérite de trouver son plein développement pour l’épanouissement de toutes et tous sans remettre en cause l’importance du collectif sur un nouveau modèle de société auquel chacune et chacun peuvent contribuer, quels que soient leurs moyens et leurs capacités.  Une nouvelle manière d’être ensemble et de faire groupe autour de la création littéraire, nous semble la plus adaptée, car elle répond à la voie étroite que nous recherchons aujourd’hui, bien au-delà des seules questions concernant les luttes contre l'exclusion des personnes handicapées et des personnes LGBTQIA+.

 

Une action nécessaire donc à plus d'un titre, dans l'intérêt général des habitants des villes ou lieux de ces résidences.

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Résidences d'écriture

Ouvertes aux personnes LGBTQIA+ en situation d'handicap.

Ce cloisonnement n' est évidemment que promesse d'ouverture, vers les autres. Tout d'abord un combat !

Résistances d'écritures ! 

Les lecteurs vers les auteurs. Les auteurs vers leurs lecteurs.

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Verte Fontaine Présente
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et un doc très utile :

Handicap-et-sexualite-double-tabou-double-discrimination

par Dominique Goblet

Verte Fontaine Présente
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​PRATIQUEMENT, au minimum, sont assurés :

Une mise à disposition d’un espace de vie et de travail, équipé et adapté, accessible aux personnes en situation de handicap, pour une durée de 15 jours à 1 mois.
Une prise en charge d’un aller-retour domicile ⇄ lieu de résidence pour les auteur.e.s  venant de France métropolitaine, des territoires d’outre-mer ou de l’étranger, avec accueil  et accompagnement en véhicule dédié. 
En accord avec le la résident.e. , seront organisées des rencontres publiques, ateliers, d’enregistrer des émissions radio, et autres événements dans divers lieux partenaires.
La possibilité d’accueillir en permanence ou temporairement des invité.e.s (aidants, AVS, aides soignants, amis, conjoints, enfants, collaborateurs) pendant le temps de résidence.

Un environnement chaleureux, bienveillant et souriant. Et le rire ? Assuré aussi OUI ! 

Festival de l'Absurde et Résidences... ?? Quel rapport ?

Face à la maladie et aux préjugés, l'humour est une arme pacifique. Le Festival est la vitrine joyeuse de nos actions. C'est ce qui évite au projet d'être "triste" ou "misérabiliste". À Verte Fontaine, on prend le handicap au sérieux, mais on ne se prend pas au sérieux.  La gaieté aidera à désarmer James.

Témoignages :

Témoignage d'expérience - Résidence littéraire Verte Fontaine

 

Marseille, le 1er mars 2026
Madame, Monsieur,
Je me permets de vous adresser ce témoignage suite à mon séjour en résidence littéraire

au sein de l'association Verte Fontaine, sous la tutelle de Gérard Goyet.
Contexte de la résidence :
Invitée à passer quelques jours en immersion littéraire pour finaliser mon manuscrit, j'ai répondu présente à cette proposition. C'est par la route que j'ai rejoint Marseille, ville emblématique et culturelle, pour y vivre cette expérience. Après cinq jours passés à vivre intensément les mots et les rencontres, je souhaite partager mon ressenti et ma réflexion sur cette résidence. Une résidence inclusive et engagée.
L'association Verte Fontaine porte une vision singulière de la résidence d'artiste : celle de l'inclusion radicale. Le projet s'adresse en priorité aux publics habituellement marginalisés dans le monde littéraire : personnes LGBTQIA+ (notamment trans), personnes en situation de handicap visible ou invisible, personnes vivant avec une maladie ou une malformation invalidante, ainsi qu'aux artistes confirmés de plus de 50 ans dont les parcours de vie riches méritent d'être valorisés. En tant qu'autrice trans et souffrant de troubles psy (ALD31), je mesure l'importance de tels espaces. La résidence Verte Fontaine ne se contente pas d'accueillir la diversité : elle en fait le cœur de son projet artistique et humain.

Mon expérience :  Il s'agissait de ma première résidence littéraire. L'organisation s'est révélée d'une simplicité remarquable : pas de dossier de candidature fastidieux, simplement quelques échanges humains autour de mon travail d'écriture et le regard bienveillant de Gérard Goyet. Ces éléments ont suffi à mettre en place l'espace d'écriture nécessaire à mes besoins. Le gîte et le couvert ont été assurés dans la plus pure tradition de l'accueil familial. Au-delà de
l'aspect matériel, ce sont les rencontres qui ont marqué cette résidence : échanges avec d'autres auteurs et autrices, découverte d'artistes aux parcours multiples, immersion dans la diversité artistique et multiculturelle marseillaise.
Ces rencontres ont directement nourri mon écriture. La ville elle-même est devenue personnage de mon récit, inspirant notamment une création musicale célébrant Marseille dans sa pluralité. Les longs échanges et réflexions partagés ont constitué la substance qui a alimenté mon travail.
C'est donc avant tout une expérience de partage artistique qui m'a été offerte, vécue avec intensité.
Recommandations pour l'avenir :
Par respect pour le travail de Gérard Goyet et son entourage, et fort de cette expérience, je me permets de suggérer quelques développements qui pourraient enrichir et pérenniser cette démarche : Un lieu dédié adapté : Un espace de type coworking littéraire, accessible aux personnes à mobilité réduite, pourrait accueillir dans la plus grande mixité et diversité les artistes qui, comme moi, nourrissent leurs projets créatifs. Ce lieu permettrait de multiplier les
résidences tout en maintenant la qualité d'accueil qui fait la singularité de Verte Fontaine.
Un espace de médiation culturelle : La possibilité de recevoir du public (notamment scolaire, associations LGBTQIA+, structures médico-sociales) permettrait des temps de démonstration, de partage et d'échange sur les thématiques abordées par les résidents. Ces rencontres contribueraient à la visibilité des parcours artistiques atypiques et à la lutte contre les discriminations.
Des restitutions publiques : Les autrices et auteurs pourraient, à l'issue de leur résidence, partager leur expérience lors d'happenings publics (lectures, performances, expositions), créant ainsi un événement de clôture fédérateur et accessible à tous les publics.
Un réseau de résidences inclusives : Le modèle développé par Verte Fontaine pourrait inspirer d'autres structures et créer un réseau national de résidences dédiées aux artistes LGBTQIA+, en situation de handicap, ou porteurs de parcours de vie singuliers.
Conclusion :
Cette résidence m'a permis d'avancer significativement dans mon projet littéraire tout en découvrant une ville et des rencontres qui ont enrichi mon écriture. Plus encore, elle m'a offert un espace de légitimité artistique rare pour les personnes trans et les publics marginalisés.
Je ne peux que soutenir avec force le développement de cette initiative portée par Gérard Goyet, qui répond à un besoin criant de lieux d'accueil inclusifs dans le paysage culturel français.
Je reste à votre disposition pour tout complément d'information.

Lyvie Lionateli
Autrice en résidence

 

Vivre avec Parkinson : la douleur, la pression et la personne que vous devenez

​PARKINSON'S FOLLIES : 

People think Parkinson’s is just tremors. That’s the headline symptom. But the whole story runs deeper and darker. It’s not just shaky hands or stiff legs. It’s the slow, invisible takeover of your body and mind. It’s chronic pain, relentless tension, and the way your personality twists under the weight of something you can’t control. Living with Parkinson’s is living in a body that no longer cooperates and sometimes no longer feels like yours.

The pain is constant. It’s not sharp or dramatic—it’s worse. It’s the kind that grinds into your bones, your muscles, and your nerves. Every part of you clenches. Your back stiffens—your neck locks. Your jaw aches. You try to sit still, but your muscles won’t let you. You try to move, and your body resists. No position brings real relief. Relaxation is a memory. Your nervous system doesn’t know how to shut off. Even when you’re still, you’re fighting.

What people don’t talk about enough is the tension. The clenching. The internal chaos. It’s like your whole body is trying to brace against something that never hits. It builds and builds. You can’t stretch it out. You can’t breathe it away. And eventually it infects your brain. Chronic pain changes your thoughts. It steals your patience. It shortens your fuse. You start snapping at people you love, not because they did anything wrong, but because your skin is on fire and your mind is drowning.

Parkinson’s doesn’t just break your body—it messes with your identity. You find yourself becoming someone else. A version of you that’s smaller, more withdrawn, more irritable, and more obsessed. You start to fixate. You zero in on things—small things, specific things—and can’t let go. You replay conversations. You obsess over routines. You get stuck. There’s a tunnel vision that comes with this disease. A kind of mental rigidity that shuts out nuance, flexibility, and sometimes even empathy. It’s like your emotional bandwidth narrows. You become less spontaneous and more brittle.

Relationships suffer. You know you’re not easy to be around. Your partner tries to help, but you push them away. Not because you want to—because it’s easier than showing how much you’re struggling. Friends drift off. Socializing becomes too much. Too much energy, too much unpredictability. You stop making plans. You stop reaching out. Eventually, it feels like your world shrinks to the size of your symptoms. Parkinson’s is a lonely disease.

The emotional fallout is brutal. It’s not just depression—it’s a particular flavor of hopelessness that comes from watching yourself change in slow motion. You remember what you were like before. You remember ease, lightness, and movement. And then you look at yourself now—slower, stiffer, moodier—and you mourn your disappearance. The grief is constant. It’s like living with a ghost version of yourself that you can’t stop chasing.

And the worst part? People don’t see most of it. They know the tremor, maybe. They don’t see the sleepless nights, the gut problems, the skin crawling with restlessness, or the mental exhaustion of trying to pretend you’re okay. They don’t see the internal war you’re fighting to show up, to smile, to function. You start to feel like you’re performing your life instead of living it.

Fixation becomes a coping mechanism. You cling to routines, projects, rituals—anything that gives you a sense of control. It can be helpful at first. It makes the chaos manageable. But then it turns on you. You become obsessive. You get locked into patterns and can’t shift out. It’s not just a habit—it’s a compulsion. And it keeps people out. When you’re fixated, you’re not present. You’re not connecting. You’re managing. You’re trying to hold the world together with whatever thread you can still grasp.

Those who stay see the change. They notice the sharp edges, the isolation, and the fixation. Some try to reach in. Some give up. You don’t blame them. You’re not the same. Parkinson’s rewires you. It affects dopamine, the chemical that governs not just movement but also mood, motivation, and even pleasure. When that balance is off, everything gets harder. You’re more prone to anxiety. You overthink. You catastrophize. And sometimes you go numb.

But humor helps. Sometimes it’s the only thing that cuts through the heaviness. When I freeze up—stop mid-step, locked in place like a paused video—Donna looks at me and says, “You’re buffering again.” And I laugh, because what else can you do? That joke, that lightness, that shared absurdity—it’s a tiny crack in the concrete. It reminds me that I’m still here, still human, still connected to someone who gets it. Humor doesn’t solve anything, but it softens the edges. It’s a lifeline when nothing else feels solid.

There’s no clean way to end this story. Parkinson’s doesn’t have an arc—it just has stages. There are better days and worse ones, but the trend line is downward. Still, people with Parkinson’s find ways to adapt. You find strategies. You hold on to the good days. You treasure moments of clarity and connection. You stop waiting for comfort and start looking for meaning.

Some days, that meaning is in small victories—tying your shoes, getting out the door, having a whole conversation without drifting. On other days, it’s just about surviving without snapping. You redefine success. You let go of who you were and try to make peace with who you are. It’s not easy. Some days it feels impossible. However, even during difficult times, a certain resilience develops. You endure.

Parkinson’s doesn’t kill you fast. It wears you down slowly. It chips away at your independence, your confidence, and your sense of self. But inside that struggle is something honest. You stop pretending. You stop wasting time. You see the truth of things. And maybe, on the hardest days, that’s a kind of clarity worth holding onto.

This disease is cruel, but it doesn’t get the last word. It might rewrite you, but it doesn’t erase you. Pain is constant. Tension is brutal. Fixation is real. But so is resilience. So is love. So is laughter, especially the kind that shows up just when you need it most.

Les gens pensent que Parkinson est juste des tremblements. C'est le symptôme en gros titre. Mais toute l'histoire est de plus en plus sombre. Ce n'est pas seulement des mains tremblantes ou des jambes raides. C'est la prise de contrôle lente et invisible de votre corps et de votre esprit. Ce sont des douleurs chroniques, des tensions implacables et la façon dont votre personnalité se tourne sous le poids de quelque chose que vous ne pouvez pas contrôler. Vivre avec Parkinson, c'est vivre dans un corps qui ne coopère plus et qui ne ressemble parfois plus au vôtre.

La douleur est constante. Ce n'est ni pointu ni dramatique, c'est pire. C'est le genre qui broie dans vos os, vos muscles et vos nerfs. Chaque partie de toi se serre. Votre dos se raide – votre cou se verrouille. Ta mâchoire te fait mal. Vous essayez de rester assis, mais vos muscles ne vous laisseront pas faire. Tu essaies de bouger, et ton corps résiste. Aucune position n'apporte un vrai soulagement. La détente est un souvenir. Votre système nerveux ne sait pas comment s'éteindre. Même quand tu es encore, tu te bats.

Ce dont les gens ne parlent pas assez, c'est la tension. Le serrage. Le chaos interne. C'est comme si tout ton corps essayait de se préparer contre quelque chose qui ne frappe jamais. Il construit et construit. Tu ne peux pas t'étirer. Vous ne pouvez pas le respirer. Et finalement, ça infecte ton cerveau. La douleur chronique change vos pensées. Ça vole ta patience. Ça raccourcit votre fusible. Vous commencez à craquer sur les gens que vous aimez, non pas parce qu'ils ont fait quelque chose de mal, mais parce que votre peau est en feu et votre esprit se noie.

La maladie de Parkinson ne se contente pas de briser votre corps - elle touche votre identité. Tu te retrouves à devenir quelqu'un d'autre. Une version de vous qui est plus petite, plus retirée, plus irritable et plus obsédée. Tu commences à faire une fixation. Vous zéro sur les choses – petites choses, choses spécifiques – et vous ne pouvez pas lâcher prise. Tu rejoues les conversations. Tu es obsédé par les routines. Tu restes coincé. Il y a une vision du tunnel qui accompagne cette maladie. Une sorte de rigidité mentale qui écarte la nuance, la souplesse, et parfois même l'empathie. C'est comme si ta bande passante émotionnelle se rétrécit. Tu deviens moins spontané et plus fragile.

Les relations souffrent. Tu sais que tu n'es pas facile d'être entouré. Votre partenaire essaie d'aider, mais vous le repoussez. Pas parce que tu le veux - parce que c'est plus facile que de montrer à quel point tu luttes. Les amis s'éloignent. socialiser devient trop. Trop d'énergie, trop d'imprévisibilité Arrête de faire des projets. Arrête de tendre la main. Finalement, on dirait que votre monde se rétrécit à la taille de vos symptômes. Parkinson est une maladie solitaire.

Les retombées émotionnelles sont brutales Ce n'est pas seulement la dépression - c'est une saveur particulière de désespoir qui vient du fait de se voir changer au ralenti. Tu te souviens comment tu étais avant. Vous vous souvenez de la facilité, de la légèreté et du mouvement. Et puis tu te regardes maintenant - plus lent, plus raide, plus humeur - et tu pleures ta disparition. Le chagrin est constant. C'est comme vivre avec une version fantôme de soi-même que vous ne pouvez pas arrêter de poursuivre.

Et le pire ? Les gens n'en voient pas la plupart. Ils connaissent les tremblements, peut-être. Ils ne voient pas les nuits blanches, les problèmes intestinaux, la peau grouillée d'agitation ou l'épuisement mental d'essayer de faire semblant d'aller bien. Ils ne voient pas la guerre intérieure pour laquelle vous vous battez, pour vous montrer, pour sourire, pour fonctionner. Tu commences à avoir l'impression de jouer ta vie au lieu de la vivre.

La fixation devient un mécanisme d'adaptation. Vous vous accrochez aux routines, aux projets, aux rituels – tout ce qui vous donne un sentiment de contrôle. Ça peut être utile au début. Ça rend le chaos gérable. Mais après ça se retourne contre toi. Tu deviens obsessionnel. Vous êtes enfermé dans les modèles et vous ne pouvez pas vous déplacer. Ce n'est pas seulement une habitude, c'est une contrainte. Et ça empêche les gens d'entrer. Quand tu es fixée, tu n'es pas présent. Vous n'êtes pas connecté. Tu gères. Vous essayez de maintenir le monde ensemble avec n'importe quel fil que vous pouvez encore saisir.

Ceux qui restent voient le changement. Ils remarquent les bords tranchants, l'isolement et la fixation. Certains essaient d'entrer. Certains abandonnent. Vous ne leur en voulez pas. Tu n'es pas pareil. Parkinson's vous recâblent. Elle affecte la dopamine, le produit chimique qui gouverne non seulement le mouvement mais aussi l'humeur, la motivation, et même le plaisir. Quand cet équilibre est déséquilibré, tout devient plus difficile. Vous êtes plus enclin à l'anxiété. Tu réfléchis trop. Tu catastrophes. Et parfois tu t'engourdis.

Mais l'humour aide. Parfois, c'est la seule chose qui passe par la lourdeur. Quand je me gèle - arrêtez-vous à mi-pas, enfermé en place comme une vidéo en pause - Donna me regarde et me dit : « Vous êtes à nouveau en tampon. ” Et je ris, parce que que que que pouvez-vous faire d'autre ? Cette blague, cette légèreté, cette absurdité partagée - c'est une petite fissure dans le béton. Ça me rappelle que je suis toujours là, toujours humain, toujours connecté à quelqu'un qui comprend. L'humour ne résout rien, mais il adoucit les bords. C'est une bouée de sauvetage quand rien d'autre ne semble solide.

Il n'y a pas de moyen propre de terminer cette histoire. Parkinson n'a pas d'arc - il a juste des étapes. Il y a de meilleurs jours et de pires jours, mais la tendance est à la baisse. Pourtant, les personnes atteintes de Parkinson trouvent des moyens de s'adapter. Vous trouvez des stratégies. Tu t'accroches aux bons jours. Vous apprécierez les moments de clarté et de connexion. Vous arrêtez d'attendre le confort et commencez à chercher du sens.

Certains jours, cette signification se trouve dans de petites victoires - attacher ses chaussures, sortir de la porte, avoir toute une conversation sans dériver. Les autres jours, il s'agit juste de survivre sans craquer. Tu redéfinis le succès. Vous laissez partir qui vous étiez et essayez de faire la paix avec qui vous êtes. Ce n'est pas facile. Certains jours, c'est impossible. Cependant, même en période difficile, une certaine résilience se développe. Tu endures.

Parkinson ne tue pas vite. Ça t'use lentement. Cela élimine votre indépendance, votre confiance et votre sens de vous-même. Mais à l'intérieur de cette lutte il y a quelque chose d'honnête Arrête de faire semblant. Arrête de perdre du temps. Tu vois la vérité des choses. Et peut-être que dans les jours les plus difficiles, c'est une sorte de clarté qui vaut la peine de s'accrocher.

Cette maladie est cruelle, mais elle n'a pas le dernier mot. Ça peut vous réécrire, mais ça ne vous efface pas. La douleur est constante. La tension est brutale. La fixation est réelle. Mais la résilience aussi. Tout comme l'amour. Tout comme le rire, surtout le genre qui apparaît juste quand on en a le plus besoin.

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